L’émission Club Europe de LN24 du 9 décembre a touché les sujets de la crise sanitaire qui continue, de la future alliance entre le nouveau chancelier allemand et le prochain président français, de la « guerre froide » actuelle entre les États-Unis et la Russie, et des manifestations des soignants liées à leurs conditions de travail.

Les nouvelles mesures imposées sur les non-vaccinés à travers l’Europe ont créé beaucoup de débats. L’invité Marc Botenga, député du parti PTB, a noté que cette cinquième vague du coronavirus est celle des non-vaccinés. En France il y a, depuis juillet,  des restrictions pour les non-vaccinés, ainsi que Quentin Ariès, journaliste français indépenda l’a expliqué. En Italie, ces mesures plus récemment durcies fonctionnent bien, selon l’invité italien Lorenzo Consoli, journaliste pour Askanews, même si le taux des anti-vax reste très haut. Le panel a aussi mis en lumière la réalité d’une grande division à travers l’Europe, ce qui démontre un manque de structuration des systèmes de santé, et l’absence d’une gouvernance européenne.

Un autre sujet européen a été d’actualité : l’alliance franco-allemand avec l’arrivée d’un nouveau chancelier allemand dans le contexte de la campagne présidentielle française. Quentin Ariès a fait remarquer que la droite française est en regain, surtout avec l’émergence de Valérie Pécresse, candidate pour Les Républicains. Lorenzo Consoli, observant la France d’un point de vue italien, pense qu’on va se trouver avec trois candidats de la droite : Valérie Pécresse, Éric Zemmour, et Marine le Pen, ce qui est diffèrent de l’Italie. En ce qui concerne l’alliance continue avec l’Allemagne, le panel semble penser que tous les deux pays veulent préserver la stratégie de l’UE, mais peut-être voudront-ils réformer des critères du traité de Maastricht.

A l’échelle globale, la « guerre froide » actuelle entre les États-Unis et la Russie au sujet de l’Ukraine gènére des tensions. Pour Lorenzo Consoli, le problème tient à ce qu’il n’y a pas de position claire de la part des européennes, alors qu’on devrait s’unir quand un pays de l’alliance est soumis à l’agression. Marc Botenga partage cet avis, disant qu’il faut éviter une escalade des tensions et se mettre autour de la table, organiser un dialogue et être diplomates. Selon lui, les sanctions qu’on a déjà imposé à la Biélorussie ne marchent pas. Il note que la stratégie des États-Unis a été identique, à savoir exercer une pression commerciale plutôt que diplomatique.

Enfin, un sujet moins international, celui des manifestations des soignants, a été évoqué. Marc  Botenga estime qu’il faut plus investir plus dans la sante publique, un secteur qui a vu son budget réduit dans plusieurs pays. Au sein du panel l’accord a été complet pour dire que la pandémie a fait apparaitre à quel point le secteur sanitaire doit être une priorité. Pour Marc Botenga, s’appuyant sur les valeurs de son Parti, affirme que les travailleurs doivent se mobiliser pour mettre de la pression sur l’UE, et exiger des meilleures conditions de travail.

Émission diffusée ce jeudi soir à 17h10 sur VOO : Canal 1, Telenet : Canal 16 pour la Wallonie et Bruxelles et Canal 140 pour la Flandre, Proximus Pickx : Canal 18 et Orange : Canal 90. Vous trouverez aussi l’émission disponible sur toutes les plateformes digitales dont AUVIO : à partir de vendredi, ne la manquez pas !