Les sections belge et française de l’Association des journalistes européens condamnent l’assassinat de la journaliste maltaise Daphne Caruana Galizia, tuée dans l’explosion de sa voiture le 16 octobre à Malte, et demandent que soit immédiatement ouverte une enquête indépendante sur sa mort.

Daphne Caruana Galizia, 53 ans, était parmi les reporters les plus exposés de l’île, en raison notamment de son combat pour la transparence et contre la corruption qui frappe la société et la politique maltaise. Ses enquêtes et ses révélations, à la fois dans les journaux pour lesquels elle a travaillé et sur son blog, un des plus suivis du pays, lui ont valu de solides inimitiés – notamment de la part des notables qu’elle étrillait – et quelques menaces – la dernière en date avait fait l’objet d’une plainte à la police il y a deux semaines.

Son assassinat nous rappelle que, si dans l’Union européenne les journalistes travaillent globalement dans de bonnes conditions de sécurité, la liberté de la presse et la sécurité des journalistes ne sont pas acquises et doivent être défendues de manière permanente, y compris par les responsables politiques qui font l’objet de ses enquêtes.